vendredi 23 février 2018

Johnny, qui c'est ?

A la table voisine du restaurant de la maison où j'ai mes habitudes, on discute ferme du testament d'un certain Johnny Halliday. Je me lève et prends la liberté d'intervenir :

-- Excusez-moi, mais ce Monsieur Johnny Halliday dont vous parlez, c'est un habitant de la commune ?

On me toise avec commisération. J'entends un des convives murmurer à sa voisine :

-- Alzheimer, sans doute ...


                                                                       *


Je rêve d'un dialogue entre un quelconque présentateur de journal TV et un notable invité :

-- Et vous, que Johnny Halliday ait déshérité ses enfants, qu'en pensez-vous ?

-- Ah bon ... il les a déshérités ? Ah... Je ne savais pas. Il faudrait le lui demander, à lui.

-- Mais il est mort.

-- Ah... je ne savais pas... au fait, dites-moi, ce Monsieur Johnny Halliday, qui c'est ?


Comme ça fait du bien de rêver ...


                                                                     *


L'antidote idéal à l'intoxication médiatico-télévisuelle : un Alzheimer consciemment et habilement manipulé, histoire de faire barrage à la connerie ambiante.



( Posté par : Johnny Bigoudi, avatar eugènique alzimémère )

mercredi 21 février 2018

De #balance ton porc à Laeticia, en passant par Nicolas Hulot et beaucoup d'autres : actualité dd'un classique

1496 -


" La calomnie, Monsieur ? Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j'ai vu les plus honnêtes gens près  d'en être accablés. Croyez qu'il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreurs, pas de conte absurde, qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande ville, en s'y prenant bien : et nous avons ici des gens d'une adresse !... D'abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l'orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano vous le glisse en l'oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s'enfler, grandir à vue d'oeil ; elle s'élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ? "

                                        ( Beaumarchais,  Le Barbier de Séville , II, 8 )


Pas besoin de commentaire pour souligner l'actualité brûlante  de ce texte ! Sauf qu'à l'époque on ne connaissait ni les réseaux sociaux ni certains médias grand public.

" les oisifs d'une grande ville ". On prévoit que, vers 2050, 80% des humains habiteront de grandes villes : ça promet !


( Posté par : Jeannotus Bazilus, avatar eugènique beau marcheur )





Pauvres couleuvres. Comme si elles savaient ce que c'est que la calomnie.



mardi 20 février 2018

C'est pas possible !

1495 -


Nombre d'admirateurs inconditionnels de Johnny tiennent Laeticia pour une manipulatrice cynique. Pour les fans de notre zéro nazional, c'est pas possible  qu'il ait délibérément déshérité une partie de sa progéniture.

Le frère de Nordhal Lelandais proclame qu'il ne croit pas à ses aveux. Dur dur, en effet, de se retrouver dans la peau du frangin d'un présumé tueur en série.

Pour les chefs d'un gouvernement que je ne nommerai pas, c'est pas possible que deux des ministres se retrouvent dans la peau de harceleurs-violeurs de grognasses, Aussi les assurent-ils de leur confiance.

Vive la chaude hilarité ! Euh... la solidarité.

lundi 19 février 2018

Paul Robeson today ?

1494 -


Parmi ses suppléments cuculturels, Le Monde a récemment réédité un double album consacré au negro spiritual et au gospel. Les interprètes en sont Marian Anderson, Paul Robeson et Mahalia Jackson. Les dates des enregistrements ne sont pas précisées mais on peut les faire remonter aux décennies 40 et 50 pour les deux premiers, à des années un peu plus récentes pour la troisième.

J'avoue que j'ai eu du mal à supporter l'écoute des interprétations de Paul Robeson. Ringard au possible. La voix est belle, certes, mais complètement inexpressive. L'ensemble est gâché par un parti-pris de solennité creuse, très vite assommante. Robeson est accompagné par un quarteron de violons très désenchantés, aux ressources techniques limitées. Cela s'améliore un peu -- très peu -- quand un ou deux chanteurs lui donnent la réplique  dans des morceaux plus vifs et plus rythmés.

On appréhende assez facilement le principal propos de l'interprète : il s'agit de faire admettre au public blanc que la musique noire est, après tout, digne d'intérêt. Peut-être pas autant que les lieder romantiques, mais tout de même. Paul Robeson fut, à l'époque, l'oncle Tom affecté à cette mission. Le tribut à payer est lourd : adieu l'authenticité, adieu l'émotion ; adieu le charme, adieu l'invention. Pour s'en convaincre, il suffit de ré-écouter, par exemple,  la visite d'Armstrong au Good Book.

Les interprétations de Marian Anderson sont à peu près  du même tonneau. L'album contient une photo d'elle en tailleur de ville, très impressionnée, devant le rideau de scène du Metropolitan Opera House de New York. Quel honneur, pour la négresse de service, de fouler les planches d'une scène où se produisirent nombre de cantatrices ( blanches, le temps de Barbara Hendricks n'était pas encore arrivé ) !

Avec Mahalia Jackson, l'écoute devient nettement  plus supportable. C'est que la voix et le style de l'interprète s'éloignent beaucoup moins de l'ambiance dans laquelle les musiciens noirs de l'époque se produisaient généralement, et de l'esprit de leur musique.

Cet album fait mesurer, en tout cas, à quel point toute musique -- et pas seulement les musiques noires américaines -- est tributaire des tendances fortes et des enjeux du milieu socio-culturel dont elles sont une manifestation. Les interprétations de Paul Robeson ne sont plus écoutables aujourd'hui, mais elles gardent un intérêt historique.


Spirituals et Gospel Songs, Marian Anderson, Paul Robeson, Mahalia Jackson  ( Le Monde de la musique sacrée )


( rédigé par : Johnny Guitare, avatar eugènique negro-spiritueux )





samedi 10 février 2018

O Solitude

1492 -


Sur son fauteuil roulant, elle stationne parmi d'autres dans le salon où l'on peut regarder la télévision et où sont servis les repas du soir. " Y a pas quelqu'un qui peut me pousser ? " répète-t-elle sans se lasser. " Monsieur, vous pouvez pas m'aider à me lever ? ". Elle déploie une rare agressivité envers les autres résidents ou visiteurs. " Qu'est-ce que vous avez à dire, vous ? On vous a pas sonné ". On l'a installée à une table avec deux autres convives, dont c'était la place depuis longtemps. " Qu'est-ce que vous faites là vous ? C'est ma table, c'est pas la vôtre. Fichez le camp de là ". Elle ne tarde pas à se prendre de bec violemment avec sa voisine de table. " Elle est pas encore là, l'autre peau de vache ? ", claironne-t-elle un soir à la cantonade.

Dans  une autre existence, elle a dû avoir à sa botte un personnel qu'elle morigénait sans retenue. Sa fille, une appétissante blonde que j'ai souvent croisée dans le village, ne semble pas trop pressée de rendre visite à sa mère.

Les accrochages avec l'une ou l'autre se multipliant, le personnel de l'EHPAD a pris le parti de la confiner dans sa chambre. Par la porte laissée ouverte, on l'entend psalmodier sans se lasser : " Y a pas quelqu'un qui voudrait venir me  voir ? Je suis toute seule ... ". mais la prière retombe dans le vide.

La déconvenue l'aidera-t-elle à progresser sur le chemin de l'humilité, de la patience et de la gentillesse ? Rien n'est moins sûr.


( Posté par : Jeannotus Bragmardo, avatar eugènique gérontophile sélectif )



vendredi 19 janvier 2018

Rififi à Notre-Dame-des-Bandes

1491 -


Youpi ! Cette fois, ça y était ! Le projet d'aéroport était définitivement abandonné ! Les zadistes exultaient ! Cette nuit de la Victoire fut un grand moment de congratulations, d'ivresses et d'étreintes. Les jours suivants, profitant du relatif relâchement des forces de l'ordre ( enfin, c'est comme ça qu'elles s'appelaient elles-mêmes ), de nombreux nouveaux militants vinrent augmenter la population de la zad, jusqu'à la doubler, voire la tripler. Ils s'installèrent dans les nombreuses friches encore libres, évitant cependant de se mêler aux premiers arrivés. Ils se disaient, eux aussi, écolo-gauchos, et leur dégaine s'accordait à leurs dires.

Cependant, un observateur attentif eût décelé quelque chose de fuyant, un rien de torvitude (ah! pas mal, ce néologisme) dans leurs regards.

Et pour cause ! Ces prétendus anticapitalistes purs et durs étaient en réalité des militants du F.F.F. ( Front Fasciste Franchouillard ) fichés comme tels à la D.D.T. comme activistes musclés.

Installés avec armes ( armes surtout ) et bagages, ils prenaient leurs ordres d'un certain Dolfie Higler, installé au centre de la zad, dans une cahute ornée de croix camées. C'était le théoricien du groupe, dont il affirmait la pureté et la supériorité raciale. Comme les affiliés se faisant chaque jour plus nombreux, il ne tarda pas à prôner la nécessité de l'élargissement de leur espace vital, aux dépens des écolos-gauchos, au demeurant taxés par lui de judéité.

L'assaut contre les inférieurs eut lieu une nuit de printemps (baptisée depuis nuit des cons coucos). Les zadistes écolo-gauchos, qui ne s'étaient doutés de rien, furent taillés en pièces. Quelques uns tâchèrent bien d'alerter les forces de l'ordre (?). " Non mais vous rigolez, leur répondirent-elles. Croyez pas que vous nous avez assez fait chier comme ça ? Démerdez-vous ".

Il restait une poignée de survivants que les vainqueurs entassèrent dans une cahute dont on boucha toutes les issues, avant de les gazer à l'ibuprofène.

A l'extérieur, et jusque dans les allées du pouvoir, on ne chercha pas à éclairer les tenants ni les aboutissants de cette bagarre, qu'on interpréta ( non sans une certaine satisfaction certaine ) comme un règlement de comptes entre bandes rivales écolo-coco-gauchos. Les vainqueurs se gardèrent bien de faire savoir à l'extérieur qui ils étaient. Le coup du Vengeur Masqué !

Depuis, la zad de Notre-Dame-des-Bandes est devenue un camp d'entraînement pour les troupes toujours plus nombreuses du FFF. Tout autour, la présence des forces de l'ordre (?) est devenue symbolique. Déjà qu'à Calais et dans les prisons on a de gros problèmes, alors on va pas se compliquer la vie avec des zadistes d'ailleurs, au fond, plutôt sympathiques (disciplinés, polis, avec un petit côté militaire croquignolet). Les commandos FFF essaiment dans toute la France et, déjà, en Europe, où , paraît-il, ici et là (en Hongrie, en Pologne etc.) on les accueille à bras ouverts.

Vive le FFF écolo-coco-gaucho-bolcho-facho !


( Posté par Dolfie Higler, avatar eugènique ficho-gogo )

mercredi 17 janvier 2018

Humanisme et efficacité

1490 -


Dans son action, l'équipe Macron se veut inspirée à la fois par un double souci d'humanisme et d'efficacité. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'est pas facile de concilier l'un et l'autre. Trois affaires récentes l'ont montré coup sur coup. A Calais, incapable d'empêcher l'entassement de migrants dépourvus de titres à séjourner légalement sur notre territoire, le gouvernement a fait le choix de leur payer à bouffer ! Gageons que cette décision ne contribuera pas à   tarir le flux ! Dans nos prisons, les agressions de gardiens sont de plus en plus fréquentes, souvent le fait de djihadistes radicaux qu'on reverra bientôt dans nos villes, avec la bénédiction des juges ! A Notre-Dame-des-Landes, le pouvoir a fait une croix sur le projet d'aéroport, pourtant souhaité par la majorité des citoyens de la région, pour la plus grande satisfaction de squatters écolos-gauchos dépourvus de droit d'occuper les terrains sur lesquels ils ont planté leurs cahutes. Le point commun entre ces trois affaires, c'est qu'elles donnent des gages à une poignée de zigotos habitués à narguer le droit, les lois, les règles de vie commune auxquelles la masse des citoyens ordinaires obéit sans broncher.

Dans son Léviathan, Thomas Hobbes montre qu'une société ne garantit à ses membres la paix et la sécurité que si le pouvoir n'hésite pas à user de la force pour mettre au pas ceux qui ne respectent pas les lois. Sans la menace de l'usage de la force, sans cette garantie seule capable d'en imposer aux fauteurs de troubles, les conventions instituées, les décisions de justice, etc. , ne sont que chiffons de papier. Quelle que soit sa nature, démocratique, monarchique, oligarchique, tyrannique, le pouvoir qui ne se résout pas à recourir à la force chaque fois que c'est nécessaire se voit bientôt menacé dans son existence même. Quant à la collectivité qu'il est censé protéger, l'anarchie et la guerre civile la mineront à coup sûr.

Quand l'Etat échoue à faire respecter les lois qui garantissent la paix civile, la concorde et la sécurité des citoyens, pire, quand il s'y assoit dessus, on peut craindre que des groupes de citoyens exaspérés ne soient tentés de se substituer à lui et de s'attribuer la prérogative régalienne de la violence d'Etat. Avouons qu'à Notre-Dame des-Landes, il suffirait de peu de fusils de chasse et de cocktails molotov nuitamment utilisés pour débarrasser ce coin de bocage de ses quelques  centaines de squatters ; qu'à Calais, quelques commandos résolus suffiraient à jeter les importuns migrants à la mer, ou, dans nos prisons et nos quartiers, à expédier fissa chez Allah nos djihadistes impénitents.

Peu-être est-ce là, d'ailleurs, l'avenir de notre démocratie "libérale" : derrière une officielle façade de respect des lois, un déploiement de PNG (Pratiques Non Gouvernementales) dont les activistes  auraient à coeur de faire respecter l'ordre public par des moyens non conventionnels mais drastiques. On a connu ça ailleurs : au Brésil naguère, par exemple, cela s'appelait les escadrons de la mort.


En somme, l'humanisme bêlant, c'est bien beau, mais quand il s'agit de préserver la sécurité du groupe social et sa cohésion, les chevrotements crétins d'un quarteron de coeurs saignants ne vaudront jamais quelques frottages d'oreilles ni quelques cassages de gueules. Et s'il faut y ajouter quelques rafales de mitrailleuses, on ne saurait hésiter. Vive la démocratie mais, de grâce, musclée !


( Posté par : Adolf H.,  avatar eugènique nano-zozialisteuh )