dimanche 1 avril 2018

La blague à Pépé moisi(e) du jour

A matin, au petit dej, Pépé a l'oeil allumé des mauvais jours. Comme je déguste mon caoua, il me dit :

" Ce qui me choque dans l’horrible assassinat de la mère Knoll, c’est que les assassins aient brûlé le corps dans l’appartement, au risque de foutre le feu à tout l’immeuble. Alors que découper le corps dans la cuisine à l’aide d’un couteau électrique, entasser les morceaux dans un sac poubelle, le déposer dans le container affecté à cet usage, aurait été déjà plus conforme aux exigences de salubrité et de sécurité publiques. Et puisque l’on parle de cuisine, organiser une plancha sur le pouce entre amis aurait été dans l’ordre des choses possible. Mon Dieu, quand j’y pense… Mais on ne doit pas trop attendre de ces jeunes écervelés, tout juste capables d’accompagner d’un « Ali Babar » de pacotille leurs horreurs antisémites. "

Et le voilà qui barbote dans son bol sans attendre ma réponse.

In petto, je me dis que la santé mentale de Pépé ne s'arrange pas. C'est sans doute ce qu'il appelle de l'humiaour. Magdane soi-même n'eût pas osé.

mardi 27 mars 2018

Les larâneries de Catherine Lara

Sur RTL le samedi 24 mars dernier, Catherine Lara a évoqué les conditions de séjour des résidents des EPHAD. Elle qualifie tout uniment ces établissements de "mouroirs". Elle  pointe l'indifférence du personnel aux conditions de vie des personnes âgées et dénonce la mauvaise qualité de la nourriture "qui est l'horreur". Selon elle, on entasse dans les EHPAD nos anciens "où on les laisse tomber carrément".

Si l'article de la page d'accueil Orange de mon ordinateur n'a pas déformé ses propos, Catherine Lara commet la bourde trop fréquente de généraliser des cas particuliers. Si certains EPHAD ne sont guère en effet que d'indignes mouroirs, c'est bien loin d'être le cas de tous. Je puis en témoigner, moi qui puis observer quotidiennement ce qui se passe dans un de ces établissements où quelqu'un qui m'est très proche et très cher a été admis. Le dévouement, la gentillesse du personnel (certes en sous-effectif), la qualité des soins, de la nourriture, des multiples activités d'animation, suscitent mon admiration. Il ne s'agit pourtant pas d'un établissement privé aux tarifs prohibitifs.

Catherine Lara n'a fait que reprendre, en le simplifiant jusqu'à la caricature, le discours actuellement dominant sur le sujet. Elle devrait pourtant se dire que, si sa mère est morte à 102 ans, la qualité des soins qu'on lui a dispensés doit bien y être pour quelque chose.

Quel que soit le sujet, ne cédons pas à la tentation de reprendre sans réfléchir le discours moralement, politiquement, idéologiquement correct et à la mode.

dimanche 25 mars 2018

La blague à Pépé du jour

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Mr et Mrs Megraath, honorable coupe de Londoniens ( si, si, en dépit de certaines apparences Megraath est un patronyme typiquement anglo-saxon ) ont un fils et une fille : comment qu'ils s'appellent ?

-- ???????

-- Mike et Kate.  Mike et Kate Megraath !


N.B. -

On aura soin de prononcer correctement Megraath : Meuhgraath

Israël et le nazisme : qui est le modèle de qui ? L'opinion de Nathanaël

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Mon ami Nathanaël, un Israélien, admirateur de Zeev Sternhell, dont l'opinion sur la question, publiée récemment par Le Monde, a fait quelque bruit, se demande si, des fois, Israël n'aurait pas fourni un exemple et une justification aux nazis. Selon lui, l'affaire porte sur trois points :

1/ la supériorité ethnique

Les nazis présentaient le peuple allemand comme un peuple supérieur, au nom d'arguments raciaux. La Bible, elle aussi, présente le peuple d'Israël comme un peuple supérieur,  non pour des raisons raciales, mais parce qu'il est le peuple élu par Dieu. Cette supériorité paraît de nature à justifier certaines pratiques.

2/ l'espace vital

Les nazis exigent que le peuple allemand dispose de l'espace vital nécessaire à son développement. Cela justifie l'annexion de territoires extérieurs, comme celui de la Pologne. Dans la Bible, Dieu désigne à Israël la Palestine comme sa terre, son espace vital qu'il s'agit de reconquérir sur les peuples qui l'occupent. Selon Nathanaël, les dirigeants actuels d'Israël, dans leur politique d'annexion déguisée de la Palestine, ne feraient que reprendre cette revendication d'espace vital.

3/ l'extermination

Que faire des indésirables ? On connaît la solution nazie. D'après la Bible, Israël a recouru plus d'une fois à une solution semblable : c'est la pratique de l'anathème. Dieu (représenté par ses prêtres) frappe d'anathème les peuples indésirables. En conséquence, on les extermine, enfants, femmes et vieillards compris. D'après Nathanaël, les nazis n'auraient fait que retourner contre les Juifs une pratique que ceux-ci auraient inventée.


Nathanaël se défend de soutenir là des opinions antisémites. Selon lui, le peuple Juif aurait été chaque fois abusé par des dirigeants pervers et criminels. Netanyahou et sa bande ne seraient que les plus récents d'une longue série.


Je fais remarquer qu'à ce compte, on ne compte plus les peuples qui se sont comportés de la même manière. Ces revendications et ces pratiques paraissent aussi vieilles que l'humanité, aussi anciennes en tout cas que le néolithique, à en croire Claude Lévi-Strauss qui, dans Tristes tropiques, nous dit que les Nambikwara qualifient leus voisins d 'oeufs de pou, tout juste bons à être exterminés.


( Posté par : Johnny l'Oeuf Debout , avatar eugènique (ré)élu )

mercredi 14 mars 2018

Consentement : un mot inapproprié ?

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En matière de sexualité, le consentement ne cesse d'être invoqué. Mais la notion de consentement a surtout un sens juridique ; elle est fort éloignée de la réalité des rapports sexuels, autrement compliquée. Ainsi, l'âge de la majorité sexuelle sera bientôt fixé à 15 ans. Avant 15 ans révolus, on sera considéré, légalement parlant, comme incapable de donner son consentement. Dans la réalité, c'est souvent bien autre chose et plus d'une adolescente, plus d'un adolescent se rira sans doute de cette barrière si facile à enjamber.

Dans la réalité, le consentement ou le non-consentement sont presque toujours très difficiles à prouver. C'est presque toujours la parole d'un des partenaires contre celle de l'autre. Mais il faut bien ce pauvre concept du consentement ou du non-consentement pour qu'un juge d'instruction tente d'éclairer tant d'affaires de harcèlement sexuel ou de viol.

La vie amoureuse devrait exclure comme dépourvue de sens la question du consentement. Quand l'attirance et le désir sont partagés, elle ne se pose même pas ! Quelle tristesse qu'une vie conjugale où l'épouse serait seulement "consentante"... Cela  existe pourtant. Peut-on être à la fois frigide et consentante ?

Ainsi la vie amoureuse ne saurait s'affranchir des aléas du quotidien, où la question du consentement se pose en effet. Le désir n'est pas toujours au  rendez-vous, et si l'un des partenaires dit "non" (c'est souvent la femme), eh bien c'est non. Barrière non transgressable, non transgressée quand l'amour est partagé. No trespass.

Je pense avec Aragon que la femme est l'avenir de l'homme. Mais dans le domaine de la sexualité,  cet avenir ne se réalisera que lorsque les hommes -- tous les hommes -- auront compris qu'il ne saurait y avoir de relation sexuelle et amoureuse que fondée sur le désir partagé. Imposer par la force, l'intimidation, la ruse, une relation sexuelle à une femme est abject et expose en effet celui qui le fait aux rigueurs de la loi.

Dans ma saga familiale, la figure d'un de mes arrières grands-pères a toujours suscité mon incrédule hilarité. Il paraît que le soir, au moment du coucher, il se dressait devant son épouse, commençait de se déboutonner et annonçait l'imminence du moment d'expédier les affaires courantes par cette phrase rituelle : " Femme, la Nature commande."

Dans un tel scénario, l'épouse était forcément consentante. Consentante par défaut, comme on dit dans le langage informatique.

Scène à laquelle mon imagination se plaît à opposer le duo farcesque d'un sosie nain de Jerry Lewis et de sa monumentale épouse-virago :

-- Dis-donc, ma Mimine, j'irions ben tirer un coup...
-- Tais-toué et mange ta soupe.

Notons tout de même que mon arrière-papy, probable "libre-penseur" n'invoquait plus la Bible, mais la Nature. Les Lumières avaient réussi à percer jusque dans ce coin reculé du Maine, sans toutefois ébranler les piliers du patriarcat. C'est sans doute comme ça que ma grand-mère maternelle a fait dix enfants. Cela se passait dans la Sarthe, pas en Turquie.

dimanche 4 mars 2018

La guerre des sexes ou Tartuffe 2018

On le sait, la guerre des sexes dure depuis les origines de l'humanité. Tendre guerre parfois, sans doute. Façon d'obtenir de l'autre camp quelques menues concessions. Cela n'empêchera pas la guerre de continuer, sans doute jusqu'à l'extinction du genre humain.

Dans une guerre, tant que la victoire d'un des camps ou  la négociation n'y ont pas mis fin, la désertion, la trahison, sont des crimes passibles de la peine capitale.

Dans la guerre des sexes, j'ai  depuis toujours choisi mon camp. Je suis  un homme. Je suis donc attaché au maintien des avantages, de la supériorité, de la domination du camp masculin. Les revendications des femmes me laissent indifférent ou hostile. Ce sont leurs problèmes, ce ne sont pas les miens. Je ne me suis d'ailleurs jamais intéressé aux femmes qu'en tant qu'objets sexuels, autant dire de proies. J'y ai trouvé largement mon compte, et compte bien profiter encore longtemps de ma situation de mâle dominant.

Toutefois, depuis quelques temps, il faut bien l'avouer, claironner le droit des mâles à dominer les femmes n'a pas bonne presse. L'affaire Weinstein nous aura fait beaucoup de torts. L'ennemi s'est  engouffré dans la brèche. Ainsi, l'attaquer de front n'est pas la stratégie adéquate. Quand on voit beaucoup (beaucoup trop) d'hommes embrasser -- sincèrement ou pas --la cause de l'autre camp, on se dit qu'il convient de mettre -- verbalement du moins -- une bonne dose d'eau dans son vin. On s'attachera donc à proclamer sa sympathie pour la cause des femmes, sa solidarité dans leurs combats. On continuera à n'en  penser pas moins (in petto). Façon habile de préparer la contre-attaque.

Je suis donc devenu un officieux ami des femmes et un soutien de leurs revendications, de façon aussi insincère qu'opportuniste. Cela ne m'est pas difficile, car j'ai toujours été un enthousiaste de la tactique décrite par Molière  dans un passage célèbre de Dom Juan,  que j'ai très légèrement modifié aux endroits stratégiques, histoire de mettre les poings sur les zizis :

"
 Sganarelle -- Quoi ? vous ne croyez rien du tout, et vous voulez cependant vous ériger en homme de bien ?

Dom Juan -- Et pourquoi non ? il y en a tant d'autres comme moi qui se mêlent de ce métier et qui se servent du même masque pour abuser le monde.

Sganarelle -- Ah, quel homme ! quel homme !

Dom Juan -- Il n'y a plus de honte maintenant à cela. L'Hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus ; le personnage d'homme de bien est le meilleur de tous les personnages qu'on puisse jouer aujourd'hui, et la profession d'hypocrite a de merveilleux avantages. C'est un art de qui l'imposture est toujours respectée, et quoi qu'on la découvre, on n'ose rien dire contre elle. Tous les autres vices des hommes sont exposés à la censure, et chacun a la liberté de les attaquer hautement ; mais l'Hypocrisie est un vice privilégié, qui de sa main ferme la bouche à tout le monde, et jouit en repos d'une impunité souveraine. On lie  à force de grimaces une société avec tous les gens du parti ; qui en choque un se les jette tous sur les bras, et ceux que l'on sait même agir de bonne foi là-dessus, et que chacun connaît pour être véritablement touchés ; ceux-là, dis-je, sont toujours les dupes des autres, ils donnent hautement dans le panneau des grimaciers, et appuient aveuglément les singes de leurs actions. Combien crois-tu que j'en connaisse, qui par ce stratagème ont rhabillé adroitement les désordres de leur jeunesse, qui se sont fait un bouclier du manteau de la cause des Femmes, et, sous cet habit respecté, ont la permission d'être les plus méchants hommes du monde ? on a beau savoir leurs intrigues, et les connaître pour ce qu'ils sont, ils ne laissent pas pour cela d'être en crédit parmi les gens, et quelque baissement de tête, un soupir mortifié, et deux roulements d'yeux rajustent dans le monde tout ce qu'ils peuvent faire. C'est sous cet abri favorable que je veux me sauver et mettre en sûreté mes affaires. Je ne quitterai point mes douces habitudes, mais j'aurai soin de me cacher, et me divertirai à petit bruit. Que si je viens à être découvert, je verrai sans me remuer prendre mes intérêts à toute la cabale, et je serai défendu par elle, envers et contre tous. Enfin, c'est là le vrai moyen de faire impunément tout ce que je voudrai. Je m'érigerai en censeur des actions d'autrui, jugerai mal de tout le monde, et n'aurai bonne opinion que de moi. Dès qu'une fois on m'aura choqué tant soit peu, je ne pardonnerai jamais, et garderai tout doucement une haine irréconciliable. Je ferai le vengeur des intérêts des Femmes, et sous ce prétexte commode je pousserai mes ennemis, je les accuserai de harcèlement sexuel et de viol, et saurai déchaîner contre eux les zélées indiscrètes de #balance ton porc, qui sans connaissance de cause crieront en public contre eux, qui les accableront d'injures et les damneront hautement de leur autorité privée. C'est ainsi qu'il faut profiter des faiblesses des hommes et qu'un sage esprit s'accommode des vices de son siècle . "

Quant à moi, on n'aura pas de peine à deviner ce que sont " mes douces habitudes " en matière de femmes et qu'à l'instar de Dom Juan je continuerai de me divertir à petit bruit. Il est vrai que, dès mon adolescence, le plan-cul de Tartuffe a toujours eu ma préférence.

Ciao les nénettes et à la revoyure. On va voir ce qu'on va voir !

En tout cas, dieu que les classiques sont d'actualité par nos temps troublés !



Additum  --

Je m'avise soudain que, depuis quelques longues années, je vis dans un environnement majoritairement composé de femmes, la plupart jeunes et jolies. Leurs sourires, leur gentillesse, leur sollicitude, leur compétence m'ont aidé à vivre. Que dis-je, elles ont contribué à me sauver la vie, et plutôt deux fois qu'une... Quelle harmonie dans la diversité, quels émerveillements renouvelés, quelle estime et quelle admiration, quelle fascination pour tout dire sont les miennes...  Aïe aïe aïe ! Serais-je un féministe sincère sans le savoir, le contraire de celui que je fais mine d'être ? Tartuffe, au secours !


( Posté par : Johannès Truffaldino, avatar eugènique faucheton )

lundi 26 février 2018

Vive Laeticia !

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Dans l'affaire du testament de Johnny, je constate que la Laura et le David l'ont dans le tutu, bien à fond et sans vaseline. Ils n'ont pas l'air d'en jouir : tous les goûts sont dans la nature.

Quant à moi, j'en rigole comme un bossu : tout le monde n'a pas le même sens du comique.

En attendant l'hypothétique conclusion de ce misérable feuilleton, gardons en mémoire le proverbe charentais : c'est à la fin de la foire qu'on ramasse les bouses.

Je parie sur Laeticia. Vive elle ! S'il s'avère qu'elle a savamment niqué la gueule à ces deux pleurnichards, même pas cap de reconnaître sportivement leur défaite, je l'en admire et  l'aime davantage ! J'en aurais fait autant ! Rien qu'à voir la tronche qu'ils font et que font leurs supporters (ah ! le Mitchell, ah le Dutronc, ah le Debout, ah la BB !), elle doit drôlement se marrer. De toute façon, à elle le magot, raison suffisante pour soutenir sa cause. Vae victis !

                                                                              *

Entendu ce matin, sur BFMTV, que la guerre fratricide des clans Halliday "alimente les médias" de leurs infos et points de vue contradictoires. Certes, mais quel empressement des médias à se ruer à la soupe ! Même mon chat ne se jette pas avec autant d'avidité sur son bol de croquette. Quant à " l'opinion publique ", avec quel bonheur elle lape n'importe quel brouet ! Plus c'est con, plus ça lui plaît.

Méprisons les "people". Méprisons les médias empressées à servir au populo la merde qu'on l'a dressé à prendre pour de la nourriture. Méprisons l'immonde "opinion publique".

                                                                           
                                                                             *

BFMTV m'a tout l'air du média grand public dont le fond de commerce fait ses choux gras de  l'actualité la plus insignifiante et la plus vulgaire. mais ce n'est pas le seul. Même des hebdos ayant pignon sur rue, comme l'Express ou l'Observateur ont consacré des pages à la success story de la succession de Johnny. Il faut croire que, s'il en est ainsi, c'est qu'au moins (au moins !) 80% des Français sont à peu près incapables de s'intéresser à autre chose qu'à ce genre de feuilleton débile, qu'il s'agisse des déboires financiers du premier people venu, du dernier tueur en série en voie d'identification ou de l'encore inédit scandale de cul. Le citoyen lambda semble pris dans une spirale de trumpisation galopante. Déchéance collective.